
Victime de la calomnie : ne jamais oublier
Mort par suicide en novembre 1936, Roger Salengro reste l’une des figures tragiques de la IIIe République, brisé par une violente campagne de calomnies. Pour le 90e anniversaire de sa mort, la Ville lui rend hommage.
« J’ai lutté vaillamment, mais je suis à bout. S’ils n’ont pas réussi à me déshonorer, du moins porteront-ils la responsabilité de ma mort. »
Ces mots poignants, écrits par Roger Salengro, l’une des grandes figures politiques du Nord, peu avant sa mort, le 18 novembre 1936, témoignent de la violence des calomnies dont il fut victime, relayées à l’époque par une partie de la presse.
Près de 90 ans plus tard, à l’heure des fake news et des réseaux sociaux, cette histoire nous rappelle combien les conséquences de la désinformation et du harcèlement médiatique restent d’actualité.
« La calomnie et les fake news sont les poisons de la démocratie. » David Bailleul
À l’occasion de ce 90e anniversaire, et pour ne jamais oublier que l’ignominie doit être sans cesse combattue, les membres du conseil municipal des jeunes dévoileront, le jour anniversaire de ce tragique événement, aux côtés de Monsieur le Maire, un extrait de la lettre de Roger Salengro à Léon Blum, apposé sur le bâtiment Roger Salengro, véritable coeur battant tricolore du quartier Sainte-Germaine.
MURS DES CITATIONS
Comme sur l’école Paul Éluard, avec son poème revisité : le bâtiment Salengro accueillera un extrait de la lettre de Roger Salengro.
Ces citations sur les murs permettent ainsi à tous soit de les découvrir, soit d’y avoir accès sans avoir à les rechercher. C’est une initiative labellisée passeport du civisme, dont la Ville a été récompensée du label national.

