
Une fois de plus, un article pointe du doigt la municipalité concernant un avis défavorable à propos de l’Hôtel de Ville. Regardons de plus près ce qui est reproché, et la réalité des faits.
Rétablir la vérité
Mais de quoi il s’agit. Un avis défavorable formalise le constat que toutes les conditions de sécurité ne sont pas réunies à un instant T. Ce n’est pas une sanction : c’est une évaluation technique du risque, à un moment donné, sur la base d’un dossier et des observations d’une commission passée. En effet, on pourrait penser qu’il s’agit d’un avis actuel, alors qu’il date d’une période antérieure.
En 2025, 6 233 avis défavorables ont été prononcés en France par les commissions de sécurité pour les établissements de première catégorie (ceux accueillant plus de 1 500 personnes). Coudekerque-Branche n’est donc pas un cas isolé.
Tous les jours en France, des avis défavorables sont prononcés, mais il n’y a qu’à Coudekerque-Branche qu’on en parle ! On peut s’en étonner, et s’interroger sur les motivations de certains à communiquer autant.
Les personnes qui avaient en charge la sécurité des bâtiments ces dernières années et qui étaient rémunérées pour cela, ont-elles fait tout ce qu’elles devaient faire ? Probablement pas. Et ce sont peut-être les mêmes qui s’agitent aujourd’hui pour masquer leurs carences.
Voilà pourquoi, suite aux dernières élections de mars 2026, la ville a agi :
- En commençant la réorganisation des services techniques, en première ligne sur ces sujets,
- En nommant un élu dédié à ces questions,
- En recrutant du personnel qualifié et très investi,
- En renouant des relations de dialogue et de confiance avec les services de l’État.
Les résultats ne se sont pas faits attendre :
- L’espace Jean Vilar a obtenu un avis favorable en juillet 2026.
- L’espace du Maître de Poste a obtenu un avis favorable en août 2026.
- D’autres bâtiments ont récupéré un avis favorable, le complexe de tennis communal Jean Miaux, ou la salle multisports Vanuxem par exemple.
En l’occurrence, l’Hôtel de Ville est certes en avis défavorable, mais n’a jamais été classé comme dangereux. En l’occurrence, comme pour nombre d’autres bâtiments dans une situation similaire en France, l’avis défavorable de l’Hôtel de Ville n’entraîne en aucun cas sa fermeture. Les recommandations de la commission de sécurité ont été prises en compte : certaines ont déjà été mises en oeuvre, tandis que d’autres sont en cours de réalisation.
Il n’y a ni péril ni classement en bâtiment dangereux.
Et, à n’en pas douter, comme pour les autres bâtiments de la ville, l’avis évoluera dans le sens attendu à l’issue du passage de la prochaine commission de sécurité, en 2027.

